La fermeture de l'institut Alfoulk à Antony, initialement motivée par des manquements aux normes de sécurité des établissements recevant du public (ERP), prend une tournure plus sombre. Des enregistrements audio de prêches datant d'il y a dix à quinze ans, qualifiés d'"extrêmement choquants", ont refait surface, incitant le préfet des Hauts-de-Seine à saisir le procureur de la République.
Des Prêches Radicaux et Homophobes
Ces enregistrements, mis en ligne entre 2010 et 2015, révèlent des propos d'une "violence inouïe" tenus par Serge Althaparro, le responsable de l'institut. Selon Europe 1, Althaparro, un français converti à l’islam, y dénonce les Français comme étant devenus “les alliés du diable” promis à “un châtiment douloureux”. Des extraits consultés par Le Parisien montrent également des propos ouvertement homophobes, attaquant des maires accusés de "perversité" en raison de leur homosexualité.
Apologie de la Polygamie et Allégations Troublantes
Les accusations ne s'arrêtent pas là. Les enregistrements incluent également une apologie de la polygamie, justifiant le mariage forcé de mineures et remettant en question la validité du mariage civil français. Althaparro affirme que seul le mari peut prononcer le divorce, conformément à la loi religieuse. Ces éléments, d'une extrême gravité, ont été signalés à la justice.
Le préfet des Hauts-de-Seine avait déjà signalé l'institut en février 2025 pour des soupçons d'islamisme, évoquant notamment l'obligation pour les femmes de présenter une autorisation écrite de leur père ou de leur mari pour suivre les cours. La découverte de ces nouveaux éléments a renforcé les inquiétudes et conduit à ce signalement au procureur.
Réactions et Enquêtes en Cours
L'affaire suscite une vive émotion et soulève des questions sur la surveillance des institutions religieuses et la propagation de discours radicaux. Les autorités judiciaires sont désormais chargées d'enquêter sur ces allégations et de déterminer les suites à donner.