La question de la fourniture de missiles Tomahawk à l'Ukraine par les États-Unis connaît des rebondissements inattendus. Alors que le Pentagone avait donné son feu vert et que l'Ukraine réclamait ces missiles de longue portée pour frapper des cibles stratégiques en profondeur sur le territoire russe, Donald Trump a exprimé publiquement des hésitations.
Trump : Un Revirement Inattendu
Interrogé à bord d'Air Force One sur la possibilité de livrer des missiles Tomahawk à l'Ukraine, Trump a d'abord répondu par la négative : « Non, pas vraiment ». Il a toutefois ajouté qu'il pourrait changer d'avis. Cette déclaration contraste avec les informations récentes selon lesquelles le Pentagone aurait assuré à la Maison Blanche que les stocks américains de Tomahawks étaient suffisants pour en fournir à l'Ukraine.
Selon certaines sources, le revirement de Trump serait lié à une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine. Le président russe aurait averti Trump que l'utilisation de Tomahawks par l'Ukraine pourrait frapper des villes importantes comme Moscou et Saint-Pétersbourg, ce qui nuirait aux relations russo-américaines.
L'Ukraine Face à la Guerre
Malgré l'absence de Tomahawks, l'Ukraine a mené une campagne efficace contre des cibles militaires et stratégiques russes, notamment des dépôts de pétrole et des raffineries, en utilisant ses propres drones et missiles. Récemment, une attaque de drone ukrainien a frappé le port pétrolier russe de Touapsé, causant un incendie et endommageant deux navires.
Sanctions et Pétrole Russe
Parallèlement, les raffineries turques réduisent leurs achats de pétrole russe en raison des sanctions occidentales. La Turquie, un important acheteur de pétrole brut russe, suit ainsi l'exemple de l'Inde en diversifiant ses sources d'approvisionnement.
La raffinerie turque STAR, détenue par la société azerbaïdjanaise SOCAR, a récemment acheté plusieurs cargaisons de pétrole en Irak, au Kazakhstan et dans d'autres pays non russes.
La Position de l'OTAN
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré que la question de la fourniture de Tomahawks à l'Ukraine était à l'étude et que la décision finale revenait aux États-Unis.