Le Cameroun est à la croisée des chemins. À l'approche de l'élection présidentielle du 12 octobre, le président Paul Biya, malgré ses 92 ans, aspire à un huitième mandat. Cette candidature suscite de vives interrogations sur la gouvernance du pays et son avenir.
Un meeting qui interroge
La présence remarquée de Paul Biya à son meeting de campagne à Maroua a mis fin aux rumeurs persistantes sur son état de santé. Cependant, elle a également ravivé les débats sur sa capacité à diriger le pays. L'omniprésence des forces de sécurité lors de ses déplacements témoigne d'un pouvoir centralisé et d'une atmosphère de contrôle.
Un "État-Ehpad"?
L'expression "État-Ehpad", utilisée par le politologue Jean-François Bayart, résume la situation politique camerounaise. Elle met en lumière une gérontocratie institutionnalisée, où les postes clés sont occupés par des personnalités âgées, souvent depuis des décennies. Cette situation étouffe les aspirations de la jeunesse et creuse le fossé entre le pouvoir et la population.
La longévité de Paul Biya au pouvoir, depuis 1982, est un exemple frappant de cette gérontocratie. Entouré d'un cercle restreint de fidèles, il semble déconnecté des réalités d'un pays en pleine mutation. La question se pose donc de savoir si le Cameroun est prêt pour un changement de génération et une nouvelle vision politique.
L'avenir du Cameroun en question
L'élection présidentielle du 12 octobre est cruciale pour l'avenir du Cameroun. Elle offre l'opportunité de remettre en question le statu quo et de donner une voix à la jeunesse. Reste à savoir si le pays saura saisir cette opportunité et s'engager sur la voie d'un renouveau politique et social.
- La jeunesse camerounaise aspire à un changement.
- La gérontocratie entrave le développement du pays.
- L'élection présidentielle est une occasion de réinventer le Cameroun.