Chaque année, le 12 octobre, l'Espagne se pare de ses couleurs pour célébrer sa fête nationale. Mais au-delà des festivités, connaissez-vous réellement l'origine de cette date et ce qu'elle commémore ? Plongeons dans l'histoire pour démêler les fils de cette célébration parfois controversée.
Un voyage historique : De Christophe Colomb à la fête nationale
Le 3 août 1492, Christophe Colomb, financé par la reine Isabelle de Castille, quitte Palos de la Frontera avec ses trois navires : la Pinta, la Nina et la Santa Maria. Son objectif ? Atteindre l'Asie en empruntant une nouvelle route maritime vers l'ouest.
Après une longue traversée, le 12 octobre, la terre est enfin en vue. Colomb débarque sur une île que les indigènes nomment Guanahani, probablement l'île Watling dans les Bahamas. Il la baptise San Salvador. Bien qu'il n'ait pas été le premier Européen à fouler le sol du continent américain, ce jour marque la "découverte de l'Amérique" et la première rencontre entre Européens et indigènes, que Colomb, croyant être en Inde, appelle "Indiens".
Les conséquences de la découverte
Colomb poursuit son exploration et découvre Cuba, qu'il prend pour le Japon, puis Hispaniola (l'actuelle Haïti). À son retour en Espagne le 15 mars 1493, il n'a trouvé ni or ni épices, mais il rapporte des terres fertiles et des indigènes, marquant le début d'une nouvelle ère pour l'Espagne et le monde.
La fête nationale espagnole, célébrée le 12 octobre, commémore donc l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique. Cependant, cette date est loin de faire l'unanimité, car elle symbolise également le début de la colonisation et ses conséquences pour les populations indigènes.
Ainsi, la fête nationale espagnole est un moment de célébration, mais aussi de réflexion sur l'histoire et son impact sur le monde d'aujourd'hui. C'est une occasion de se souvenir, de comprendre et d'honorer toutes les cultures qui ont façonné l'Espagne.