L'équipe nationale du Gabon est en grève à quelques heures de son match décisif contre le Burundi, comptant pour le 10ème tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Cette situation alarmante met en péril la préparation et la performance de l'équipe.
Des primes impayées à l'origine du conflit
Ce mardi soir, le Gabon affronte le Burundi dans un match crucial pour la qualification à la Coupe du Monde 2026. Cependant, l'ambiance au sein de l'équipe gabonaise est loin d'être sereine. Selon AFC Sports et Gabon Media Time, les joueurs ont refusé de s'entraîner lundi en signe de protestation. La raison ? Ils n'ont toujours pas reçu les primes promises par l'État pour leur qualification à la CAN 2025, obtenue en novembre 2024.
"La qualification a été acquise en novembre 2024, nous sommes maintenant en octobre 2025, et les primes n'ont toujours pas été versées. Les joueurs attendent depuis près d'un an. Ils ne comprennent tout simplement pas", a déclaré l'entraîneur national Thierry Mouyouma, exprimant sa frustration face à cette situation.
Conditions de travail déplorables
Outre les primes impayées, les joueurs ont également dénoncé leurs conditions d'hébergement et la qualité de leur équipement. Ils ont été contraints de porter le même équipement d'entraînement pendant plusieurs jours sans qu'il soit lavé. Une séance d'entraînement a même été annulée le 12 octobre à Bongoville en raison d'une panne de courant.
Quel impact sur le match ?
C'est donc dans un climat tendu que le Gabon abordera ce match crucial contre le Burundi. Malgré ces difficultés, Thierry Mouyouma se veut rassurant : "Le mental des joueurs reste intact. Cette situation n'a aucun impact sur leur concentration pour le match décisif de ce soir." Reste à voir si la détermination des joueurs pourra compenser les problèmes logistiques et financiers qui minent l'équipe.
Tous les regards sont désormais tournés vers le Gabon. Leur combativité hors du terrain se traduira-t-elle par une performance solide sur la pelouse ? La réponse ce soir!