Émilie König, une figure marquante du djihadisme français, sera prochainement jugée devant les assises spéciales. Cette décision fait suite aux réquisitions du Parquet national antiterroriste (Pnat) qui considère König comme une « véritable égérie » du groupe État islamique (EI).
Un parcours de radicalisation
Née à Lorient en 1984, Émilie König a connu une jeunesse difficile, marquée par des violences sexuelles et physiques. Au début des années 2000, elle se convertit à l'islam et entame un processus de radicalisation progressive. En 2012, elle quitte la France pour la Syrie, laissant derrière elle ses deux enfants nés en France.
Rôle au sein de l'État Islamique
En Syrie, König rejoint un homme qu'elle a épousé religieusement et qui est issu d'une filière djihadiste nîmoise. Il sera tué plus tard lors d'une offensive de l'EI. König elle-même est rapidement devenue une figure influente au sein de l'organisation terroriste. En 2014, l'ONU la place sur sa liste des combattants les plus dangereux, soulignant notamment des vidéos où elle s'entraînait au maniement d'un fusil et encourageait les Français à commettre des actes violents en France.
- Recrutement et Propagande: Le Pnat accuse König d'avoir agi comme recruteuse, entremetteuse et propagandiste pour l'EI.
- Présence prolongée: Elle est restée en Syrie pendant les pires exactions de l'EI, participant activement à son projet social et démographique.
König a passé dix ans en Syrie, dont cinq en détention. Elle est incarcérée en France depuis son rapatriement en juillet 2022. Son procès devant les assises spéciales devrait permettre de faire la lumière sur son rôle exact au sein de l'État Islamique et de juger ses actes en conséquence.
Un procès attendu
Le procès d'Émilie König est un événement important dans la lutte contre le terrorisme en France. Il permettra de juger une figure emblématique du djihadisme français et de comprendre les mécanismes de radicalisation qui ont conduit à son engagement au sein de l'État Islamique.