Le Maroc pleure Abdelkader Moutaa: Adieu à une légende du théâtre!

Le Maroc pleure Abdelkader Moutaa: Adieu à une légende du théâtre!

Le monde du théâtre marocain est en deuil. Abdelkader Moutaa, figure emblématique de la scène artistique, s'est éteint à l'âge de 85 ans à Casablanca. Son décès marque la fin d'une époque et laisse un vide immense dans le cœur de ses nombreux admirateurs.

Un parcours exceptionnel

Né dans le quartier populaire de Derb Sultan à Casablanca, Abdelkader Moutaa a connu une enfance modeste. Contraint de quitter l'école très jeune pour subvenir aux besoins de sa famille, il a exercé divers petits métiers avant de découvrir sa passion pour le théâtre grâce au scoutisme. Sa première pièce, «Al-Sahafa Al-Mouzaouara», a marqué le début d'une carrière artistique remarquable.

De la scène au grand écran

Abdelkader Moutaa s'est rapidement imposé comme une figure incontournable du théâtre marocain avant de briller au cinéma. Il a joué dans des films cultes tels que «Wechma», «El Chergui ou le silence violent» et «Les bandits». Son talent et son charisme lui ont permis d'incarner des personnages complexes, souvent tiraillés entre tradition et modernité.

Tahar Belferiat, le personnage qu'il a interprété avec brio, reste gravé dans les mémoires. Son charisme rustique, son langage populaire et sa manière de représenter le Maroc profond ont fait de lui une icône.

Hommages et regrets

La disparition d'Abdelkader Moutaa a suscité une vague d'émotion et d'hommages. De nombreux artistes et personnalités ont salué sa mémoire et son talent. Sa fille a confié, avec émotion, qu'il souffrait d'un cancer de la prostate et qu'il avait tenu à assister à chaque événement artistique malgré la maladie. Elle a également regretté le manque de visites de la part de ses collègues pendant cette période difficile. La comédienne Amal Temmar a été l'une des rares à se manifester après l'annonce de son décès.

Abdelkader Moutaa laisse derrière lui un héritage artistique précieux et un souvenir impérissable dans le cœur des Marocains. Adieu, l'artiste!