Sophie Binet (CGT) hausse le ton face au budget 2026
En pleine période de discussions budgétaires, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé de vives inquiétudes quant à l'orientation du projet de loi de finances pour 2026. Elle a mis en garde contre une possible alliance des droites au Parlement et souligné les conséquences potentiellement néfastes des mesures d'austérité envisagées.
« Pour la CGT, les 60 ans et de vrais départs anticipés pour pénibilité sont toujours d’actualité », a-t-elle déclaré avec fermeté, réaffirmant l'opposition du syndicat à la réforme des retraites de 2023. Elle a également insisté sur la nécessité de conditionner strictement les 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises à des critères de justice fiscale.
Menace de censure du budget
Interrogée sur la possibilité d'un budget progressiste, Sophie Binet a répondu que le rapport de force social serait déterminant. « S’il est mauvais, il faudra le censurer », a-t-elle affirmé. Elle a salué le fait que l'exécutif ait renoncé à l'usage de l'article 49.3, mais a déploré l'alliance entre la droite et l'extrême droite qui se manifeste lors des débats, notamment concernant la taxe Zucman et la défiscalisation des heures supplémentaires.
Nouvelles mobilisations en vue
La secrétaire générale de la CGT a souligné que de nouvelles mobilisations sont indispensables pour faire entendre la voix des travailleurs et obtenir des avancées sociales. Elle a appelé à une traduction concrète dans la loi de l'aspiration à la justice fiscale dans le monde du travail.
- Conditionnalité des aides aux entreprises
- Maintien des revendications sur l'âge de départ à la retraite
- Opposition à la défiscalisation des heures supplémentaires
La tension monte donc autour du budget 2026, et la CGT semble prête à user de tous les moyens à sa disposition pour défendre ses revendications.