Dans le monde impitoyable du hockey sur glace professionnel, les dents manquantes sont un symbole de bravoure et de sacrifice. Mais pourquoi les joueurs de la NHL choisissent-ils de ne pas réparer ces blessures de guerre?
Un Sourire Ébréché, une Histoire à Raconter
Patrick Brown, vétéran de la NHL, affiche un sourire révélateur. Il lui manque une dent, une conséquence directe de sa carrière sur la glace. Il raconte que ses problèmes ont commencé à l'âge de 18 ans, lors d'un match d'été où il portait une demi-visière. Un coup de crosse malheureux et une dent à moitié brisée. Si au début, la dent a pu être réparée, un incident en 2022, alors qu'il jouait pour les Flyers de Philadelphie, a scellé son destin.
Un coup de coude de Martin Fehervary, défenseur des Capitals de Washington, a complètement détruit la dent fragilisée. L'extraction est devenue inévitable. Hors de la patinoire, Brown utilise un appareil dentaire amovible, un "flipper", pour maintenir une apparence soignée. Mais sur la glace et dans le vestiaire, il assume pleinement son sourire ébréché.
Plus qu'une Question d'Apparence
Brown n'est pas un cas isolé. Son coéquipier Riley Duran arbore également fièrement une dent manquante. En 2024-25, lors d'un tournoi de jeunes joueurs des Bruins de Boston, Duran a perdu une dent en essayant d'attraper une rondelle avec sa crosse. Bien que la dent ait été retrouvée, elle n'a pas pu être sauvée.
Alors, pourquoi cette réticence à réparer ces dents manquantes? Certains joueurs évoquent la peur de perdre du temps sur la glace pour des interventions dentaires. D'autres, comme Brown, semblent considérer ces blessures comme des marques de fierté, des témoignages de leur engagement physique dans le jeu. Peut-être qu'au fond, un sourire parfait est moins important que la passion et la détermination sur la glace.