Le Benelux, regroupant la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, pourrait-il bientôt former un seul pays? L'idée, qui semble tout droit sortie d'un roman de science-fiction géopolitique, a été relancée avec force par Matthias Diependaele, ministre-président flamand.
Un seul pays Benelux: Utopie ou nécessité?
Diependaele a exprimé son soutien à une fusion des pays du Benelux, rejoignant ainsi les propos de Bart De Wever, Premier ministre, qui avait déjà plaidé pour un renforcement de la coopération. Selon De Wever, la séparation des anciens Pays-Bas au XVIe siècle fut une « catastrophe ». Diependaele va plus loin, se disant ouvert à l'idée d'un Benelux uni.
Pourquoi une telle proposition maintenant?
Dans un contexte mondial marqué par des bouleversements géopolitiques majeurs, Diependaele souligne la nécessité de repenser les alliances. Il cite notamment la position des États-Unis sur le libre-échange, l'influence croissante de la Chine et la menace russe. Face à ces défis, une union plus forte du Benelux pourrait constituer une réponse stratégique.
Coopération existante et défis à venir
Le ministre-président flamand met en avant la coopération déjà étroite entre la Flandre et les Pays-Bas, notamment dans les domaines militaire et économique. Il souligne le potentiel d'innovation du Benelux à l'échelle mondiale. Cependant, il tempère ses propos en insistant sur le fait qu'une telle union ne se fera pas du jour au lendemain. Le contexte, selon lui, doit être mûr.
Quels avantages et inconvénients?
Une fusion du Benelux présenterait des avantages considérables en termes de poids économique et politique sur la scène internationale. Une harmonisation des politiques et une simplification des procédures administratives pourraient également stimuler la croissance et l'investissement. Cependant, des défis importants subsistent, notamment en ce qui concerne les différences culturelles et linguistiques, ainsi que les questions de souveraineté nationale. L'avenir du Benelux, uni ou non, reste donc à écrire.