Expulsions USA-Ghana : Tentative de Suicide et Accords Secrets Révélés !

Expulsions USA-Ghana : Tentative de Suicide et Accords Secrets Révélés !

Accra, Ghana – Des révélations choquantes émergent concernant les expulsions de ressortissants ouest-africains des États-Unis vers le Ghana. Une femme expulsée a récemment tenté de se suicider en détention, et plusieurs autres expulsions ont été effectuées en secret, selon Ana Dionne-Lanier, avocate représentant l'un des expulsés.

Depuis juillet, des dizaines de personnes ont été renvoyées d'Amérique vers l'Afrique, suite à des accords conclus par l'administration Trump avec au moins cinq pays africains, dont l'Eswatini, le Rwanda et le Soudan du Sud. Ces accords, largement tenus secrets, permettent l'expulsion de migrants vers des pays tiers.

L'un des clients de Dionne-Lanier est contraint de se cacher dans son pays d'origine, malgré l'accord entre les États-Unis et le gouvernement ghanéen stipulant que les expulsés ne seraient pas renvoyés dans leur pays d'origine en raison de craintes de persécution, de torture et de mort. L'avocate souligne l'absence de mécanisme pour garantir la sécurité des expulsés dans ces pays tiers.

Par ailleurs, 388 Ghanéens ont été placés en détention aux États-Unis depuis janvier en raison de problèmes liés à l'immigration, suite au décret 14159 du président Donald Trump, qui a renforcé l'application des lois sur l'immigration. Sur ce nombre, 159 ont déjà été expulsés cette année.

Le ministre des Affaires étrangères ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, a déclaré au Parlement que les migrants en situation irrégulière peuvent initier leur propre expulsion via l'application Customs and Border Protection Home, créée par le département américain de la Sécurité intérieure. La mission ghanéenne à Washington aide les Ghanéens détenus en leur fournissant des conseils juridiques, en vérifiant leur nationalité et en délivrant des titres de voyage avant l'expulsion.

À leur retour, les expulsés reçoivent un soutien à la réintégration, comprenant de la nourriture, des services sociaux et psychosociaux, une aide financière, une formation professionnelle, des conseils et des soins médicaux pour faciliter leur réinsertion dans la société ghanéenne. Le ministre a souligné que les détentions ne visaient pas spécifiquement les Ghanéens, mais faisaient partie de la mise en œuvre générale du décret 14159.

Ces événements soulèvent des questions importantes sur le traitement des migrants et la transparence des accords internationaux en matière d'expulsion.