La tension monte d'un cran dans le paysage médiatique français. France Télévisions et Radio France ont décidé de porter l'affaire devant les tribunaux, assignant en justice CNews, Europe 1 et le Journal du Dimanche (JDD). Cette action fait suite à des accusations de "dénigrement" portées contre les médias du groupe Bolloré, une escalade significative dans un conflit déjà bien ancré.
Contexte de la Plainte
L'origine de cette dispute remonte à la diffusion d'une vidéo impliquant Thomas Legrand et Patrick Cohen, deux journalistes accusés de connivence avec le Parti Socialiste. La révélation de cette vidéo a déclenché une série de critiques acerbes de la part des médias de Bolloré à l'encontre de l'audiovisuel public, alimentant une ambiance déjà tendue.
Accusations de Dénigrement
Selon les informations révélées par Le Figaro, Radio France et France Télévisions ont déposé une plainte pour "dénigrement" auprès du Tribunal de commerce de Paris. Ils estiment que les attaques répétées constituent une forme de concurrence déloyale. Les deux groupes publics réclameraient 1,5 million d'euros de dédommagement.
Eliot Deval, chroniqueur dans l'émission "Pascal Praud et vous" sur Europe 1, qualifie cette plainte d'"écran de fumée", suggérant qu'elle vise à détourner l'attention d'une commission d'enquête parlementaire sur le pluralisme dans les médias du service public.
Réaction du Ministère de la Culture
Rachida Dati, ministre de la Culture, a exprimé son désaccord quant à la démarche de France Télévisions et Radio France, soulignant que cette action n'avait pas été concertée avec les tutelles. Elle a néanmoins reconnu le droit des dirigeants des groupes publics à engager une telle procédure, tout en insistant sur le fait que l'usage républicain aurait voulu une information préalable des autorités compétentes.
- France Télévisions et Radio France assignent CNews, Europe 1 et le JDD.
- Plainte pour dénigrement et concurrence déloyale.
- Réaction critique de la ministre de la Culture.
Cette affaire soulève des questions importantes sur les relations entre les médias publics et privés, ainsi que sur la liberté d'expression et les limites de la critique dans le débat public. Les prochains développements judiciaires seront suivis de près par l'ensemble du secteur.