Marseille: Hassen Hammou Convoqué en Justice pour Corruption de Mineur
Le chef de file d'EELV (Les Écologistes) à Marseille, Hassen Hammou, est au cœur d'une controverse. Il a été convoqué devant le tribunal correctionnel le 13 novembre pour corruption de mineur, selon une information communiquée par le parquet. Hammou conteste fermement ces accusations.
L'affaire survient peu après son élection pour mener la liste des Verts au sein de la coalition d'union de la gauche pour les élections municipales de mars 2026. Membre du bureau politique exécutif d'EELV, Hammou est accusé de «corruption de mineur par un moyen de communication électronique».
Selon ses déclarations à l'AFP, Hammou affirme avoir pris rendez-vous avec une femme en ligne, ignorant son âge. Il déclare avoir été agressé et volé lors de cette rencontre, des faits pour lesquels les agresseurs ont été condamnés.
Un Procès Politique?
Hammou dénonce ce qu'il considère comme un «procès politique» et se dit «victime». Il refuse de se mettre en retrait malgré la gravité des accusations. L'adjointe au maire de Marseille en charge de l'environnement, Christine Juste, s'est dite «abasourdie» par cette affaire et estime qu'il aurait dû se retirer pour protéger les valeurs du parti, tout en soulignant l'importance de la présomption d'innocence.
Par ailleurs, les écologistes ont validé leur participation à la coalition de gauche dès le premier tour des prochaines municipales. Cette décision marque un changement par rapport à 2020, où ils s'étaient présentés seuls avant de rejoindre le Printemps marseillais au second tour. Hassen Hammou avait annoncé sur son compte X avoir été élu "chef de file des écologistes à Marseille" pour mener cette bataille.
La stratégie actuelle vise à l'union avec la majorité sortante, menée par l'ex-socialiste Benoît Payan, bien que ce dernier n'ait pas encore officialisé sa candidature. Les socialistes devraient se prononcer fin octobre sur leur participation à cette coalition. L'avenir politique de Hassen Hammou et son impact sur l'union de la gauche à Marseille restent à suivre de près.